“Stylo magique”, c’est comme ça que j’appelle un Pentel… J’en avait acheté un il y a deux ou trois ans, parce que j’étais fascinée par les techniques d’encrage des dessinateurs de BD et que j’avais lu quelque-part – probablement sur internet - que c’était l’Outil-avec-un-grand-O de beaucoup de dessinateurs. Et puis après avoir patouillé un ou deux dessins, j’ai relégué le truc au fond d’une trousse, parce que décidément ça marchait pas.
J’ai fini par le donner à Berguie-mon-amie, qui trouvait ça trop cool pour être abandonné au fond d’une trousse. Là où les choses s’emboîtent bien, c’est quand je me lance dans une colocation avec ladite amie, et que je retombe par hasard sur le vieux Pentel abandonné par tous en cherchant un stylo dans le pot à stylos du salon, ce genre de pots où il n’y a jamais de stylos mais toujours un surligneur rose et le compas acheté pour les maths en 4ème.
Bref, je me suis tellement amusée à gribouiller avec que Manon-Berguie-mon-amie (et c’est là qu’on reconnaît les vrais amis) m’a offert de reprendre le Pentel, mais en se moquant un peu de moi quand même. Je pose donc les deux gribouillages que je préfère : pour le premier, je me suis éclatée à faire les cheveux crépus et les poils sous les bras de la danseuse..: la pointe du pinceau est tellement fine qu’on peut dessiner ce genre de détails sans que ce soit choquant. Même chose pour le second dessin : j’écoutais Nina Simone et Jacques Brel en essayant vaguement de les dessiner, pas vraiment eux bien sûr puisque je ne connais pas leurs visages, mais ce qu’ils auraient pu être.. Et la encore, c’est la finesse du pinceau qui permet de tracer les rides ou le contour des dents sans altérer le naturel du visage. Aime bien.

